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M. Dixsaut (dir.), Etudes sur la République de Platon, 2 vol. Paris, Vrin, 2006.

Dernière mise à jour le lundi 5 octobre 2009

Monique Dixsaut (dir.), avec la collaboration d’Annie Larivée, Études sur la République, vol. 1. De la justice, éducation, psychologie et politique, Vrin, « Tradition de la pensée classique ». 368 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 2-7116-1815-3

« Même si elle tient à la fois de la poésie et du sermon, la République est avant tout un livre de philosophie ». Et Nettleship, un de ses plus grands interprètes, énonçait en conséquence ce principe de lecture : il faut voir comment Platon arrive à ses conclusions avant de commencer à les critiquer.

Dans les deux volumes présentés, ces critiques ne sont pas ignorées (elles sont parfois même reprises), pas plus que ne l’est le dur contexte historique ou biographique qui a environné la rédaction de l’œuvre, mais ce sont bien « avant tout » les questions essentielles soulevées par le texte et leurs difficultés qui sont abordées. Car la République n’a pas pour but d’exposer la théorie politique de Platon mais de réflechir philosophiquement sur la politique, ce qui a pour effet de modifier et d’élargir considérablement le sens de ce terme.

C’est ce que montre ce premier volume. Si la question est de savoir quel type de citoyens une cité doit former et quelle place elle doit assigner à ceux qui sont doués pour des tâches différentes, on voir en effet le lien étroit unissant les problèmes de l’éducation, la question de la nature de la justice dans la cité et dans l’âme et l’interrogation quant à la sorte de bonheur qu’une cité si rigidement hierarchisée peut apporter à ses membres. Ont collaboré à ce volume : L. Brisson, A. Brancacci, G. Casertano, M. Dixsaut, S. Halliwell, E. Helmer, T. Irwin, G. Leroux, A. Larivée, R. Muller, E. Moutsopoulos, A. Neschke, C. Natali, A. Pigler, S. Rosen et K. Thein

Monique Dixsaut (dir.), avec la collaboration de Fulcran Teisserenc, Études sur la République, vol. 2, De la science, du bien et des mythes, Paris, Vrin, « Tradition de la pensée classique ». 336 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 2-7116-1816-1.

Le second volume a pour objet les principes dégagés par les livres centraux, fondements nécessaires des conséquences psychologiques et politiques tirées dans les autres livres. La définition du philosophe authentique, seul apte à saisir le Bien par la science qui lui est propre, permet de constituer en paroles une cité ayant pour modèle l’Idée même de justice et de définir comme une conversion totale de l’âme l’éducation de ceux qui sont destinés à la garde et à la gouverner. Enfin, si c’est dans la République que la plus haute science, la dialectique, se trouve déterminée par le fait de n’avoir pas recours à des images, l’œuvre abonde en comparaisons, allégories et mythes en tout genres. Nouer ainsi la science au mythe, c’est sans doute aussi réfléchir à une des manières dont la philosophie doit pénétrer la politique. Ont collaboré à ce volume : G. Cambiano, M. Dixsaut, G. Ferrari, J. Howland, Ch. Kahn, I. Mueller, T. Penner, Ch. Rowe, M.I. Santa Cruz, K. Thein, M. Vegetti et B. Williams

 

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