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Pierre-Marie MOREL, De la matière à l’action, Aristote et le problème du vivant, Paris, Vrin, 2007.

Dernière mise à jour le vendredi 9 octobre 2009

Pierre-Marie MOREL, De la matière à l’action, Aristote et le problème du vivant, Paris, Vrin, 2007.

Aristote élabore, comme on le sait, une conception originale et subtile de l’unité de l’âme et du corps. L’âme du vivant est à son corps ce qu’est la forme à la matière : elle en est le principe ou le programme interne d’organisation et de développement. Leur unité est donc substantielle sans pour autant qu’ils se confondent. La solution du paradoxe consiste sans doute à sortir de l’alternative du dualisme et du monisme, mais aussi à refuser de se représenter l’être animé comme l’addition ou la superposition statique de deux entités distinctes.

C’est précisément ce que l’étude des mouvements (organiques et externes) permet de faire : les mouvements du vivant ne sont ni des mouvements du corps ni des mouvements de l’âme, mais sont tout à la fois psychiques et corporels. On privilégiera donc une conception essentiellement dynamique du vivant. Plus fondamentalement, depuis les processus organiques les plus simples jusqu’aux activités les plus élaborées, comme les actions morales, la vie consiste toujours en une synthèse de mouvements. L’unité du vivant résulte de la cohérence de ses activités.

Pour le montrer, ce livre analyse la contribution essentielle, mais souvent négligée, que les Petits traités d’histoire naturelle et le traité Du mouvement des animaux apportent à la problématique du traité De l’âme. Il entend ainsi rendre sa place à la physiologie d’Aristote et à sa conception de l’organisme, en tissant le lien qui rattache la matière à l’action et en reconsidérant le rapport indirect de la philosophie du vivant à la philosophie pratique.

Sommaire :

Introduction

  1.  : Du statut équivoque de la matière organique
  2.  : La communauté de l’âme et du corps

I - Le problème de l’unité du vivant

  1.  : Le coeur et l’unité organique
  2.  : Les limites du finalisme : l’exemple des rêves
  3.  : La sensation et l’unité des facultés

II - L’organisation des mouvements

  1.  : Le statut théorique du De motu animalium
  2.  : Les conditions nécessaires du mouvement animal
    — Les conditions externes et internes
    — Les limites de l’explication mécaniste
  3. Les fins du mouvement animal
    — Mouvement animal, raisonnement pratique et finalité
    — Intention et représentation
  4. Unité organique et automotricité

III - De la vie à l’action

  1. La structure de l’action naturelle
  2. Action humaine et action naturelle

Conclusion Bibliographie Index locorum - Index nominum

 

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